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VDL2 publie ses traditionnelles tendances pour la nouvelle année

Au lendemain de la publication de son bilan des tendances annoncées pour 2003 (voir http://www.vdl2.biz/demain/fr_dema_tend_2003.html), l'agence Internet québécoise dévoile les sept principales surprises qu'Internet réserve pour 2004.

1. Le retour du commerce électronique

En atteignant le chiffre symbolique de 5 % des ventes de détail aux Etats-Unis, le commerce électronique B2C va passer du statut de canal marginal à celui d'incontournable. Par contre en étant 2 à 3 fois moins cher que le commerce traditionnel, le commerce électronique devient une composante fondamentale de la rentabilité des entreprises. Dans ce contexte, les entreprises qui ont profité des dernières années pour prendre leur place et acquérir l'expérience nécessaire vont bénéficier d'un avantage concurrentiel décisif. Par contre, il se peut que ceux qui prédisaient l'échec du « ecommerce » aient l'air aussi ridicule sinon plus que ceux qui annonçaient qu'il allait fermer tous les centres commerciaux de nos banlieues.

2. Compagnies de disque en solde !

Alors que l'échange gratuit de fichiers est devenu une activité quotidienne pour la plupart des internautes de tous âges et que les compagnies informatiques ont montré qu'elles savaient mieux vendre la musique que les maisons de disque, l'industrie musicale va découvrir l'étendue de la débâcle qui l'attend. Les importantes baisses de revenus des dernières années n'étaient qu'un avant-goût du prix à payer pour n'avoir pas voulu répondre aux attentes de la clientèle. Pendant qu'Apple, Microsoft, Dell et Wal-Mart se disputent le marché de la vente en ligne, les compagnies de disque se vendront à une fraction de la valeur qu'elles avaient il y a quelques années, quand elles ne seront tout simplement pas obligées de fermer leurs portes désertées par des artistes qui verront que leur avenir n'est pas au même endroit que leur passé et par des clients qui n'aiment pas se faire traiter de voleurs par ceux qui ont trop longtemps abusé de la poule aux oeufs d'or.

3. Le cinéma a compris la musique

L'échange de films sur Internet va commencer à faire les manchettes comme la musique l'a fait ces dernières années. Mais l'industrie cinématographique semble prête à s'adapter et à tirer profit de l'évolution de son marché. Les nombreuses expériences de location de films en ligne ainsi que les accords que certains joueurs passent avec les entreprises de P2P pour assurer leur distribution sur de nouveaux marchés montrent que l'industrie est sur le point de découvrir les nouveaux modèles d'affaires qui lui permettront d'éviter la débâcle que vit l'industrie du disque, même si cela se fait sur le dos des vidéoclubs dont l'industrie aura de moins en moins besoin pour rejoindre les consommateurs. Mais cela fait longtemps que l'on sait qu'Internet n'a pas de pitié pour les intermédiaires sans valeur ajoutée.

4. Le Wi Fi prend le contrôle du divertissement au foyer

L'intégration du Wi-Fi aux équipements audiovisuels domestiques va faire sauter la dernière frontière entre Internet et le divertissement familial. Envoyer sa compilation de MP3 sur sa chaîne HiFi, regarder sur son cinéma maison le dernier film téléchargé sur le Net, enregistrer sur son ordinateur un extrait d'une émission de télévision pour l'envoyer par courriel, accéder depuis sa cuisine à toutes les recettes du monde via son ordinateur portatif et Google, changer la photo qui apparaît dans le cadre sur la table de nuit sans avoir à brancher un seul fil et sans avoir à payer d'abonnement, la convergence technologique tant annoncée se fait enfin et ni Bell, ni Vidéotron, ni Microsoft ne la contrôlent.

5. Au tour de la télé

Longtemps considérée comme protégée, la télévision va commencer à ressentir sérieusement les impacts d'Internet. Même si elle est dissimulée par le phénomène éphémère de la télé-réalité, la baisse d'audience constatée aux Etats-Unis sur le segment très payant des jeunes hommes de 18 à 35 ans n'est qu'un signe avant coureur du « Tsunami » qui va faire fondre ses revenus publicitaires dans les prochaines années. Les quelques chaînes et émissions qui ont su intégrer le web dans leur processus de production seront favorisés dans la recherche d'une solution qui, comme dans la presse écrite n'est pas forcément l'apanage des plus gros ou des plus argentés.

6. Internet au pouvoir ?

Alors qu'Internet est en train de devenir le joueur principal de la campagne électorale américaine, les partis politiques canadiens démontrent chaque jour un peu plus qu'ils ne peuvent pas représenter l'avenir de notre société et que le fossé qui les sépare de la population est chaque jour plus profond. Même s'il n'est pas certain que la société québécoise soit prête à se lancer dans la démocratie participative qu'offre le réseau des réseaux, la majorité des québécois s'attend à ce que ses dirigeants soient au moins aussi branchés qu'eux-mêmes ce qui est très loin d'être le cas comme l'a prouvé Paul Martin avec son blogue pathétique.

7. Apparition du cinéma personnel

La combinaison de la Haute Vitesse, des caméras numériques et des outils de montage gratuits va provoquer l'émergence d'une multitude de cinéastes en herbe qui vont publier en ligne leurs productions allant du vidéo de mariage à la fiction scénarisée. Même si beaucoup de ces oeuvres ne rayonneront pas plus loin que la famille et les copains du bureau, certaines de ces productions surprendront l'industrie comme cela s'est déjà passé dans le passé avec les pages personnelles et les blogues.

8. La fin des faux débats

Internet est-il un gadget sans avenir ou va-t-il fermer toutes les boutiques et les médias ? L'Internet sera-t-il payant ou gratuit ? Est-il un média commercial ou communautaire ? Est-il le Big Brother annoncé ou va-t'il briser la censure des états totalitaires ? Sert-il à éduquer les enfants ou à les pervertir ? Est-il Dieu ou Satan ? 2004 démontrera que ces questions n'ont aucun fondement. Internet est un des outils puissant et universel et en même temps il n'est que ça, un outil dont la finalité dépend de qui s'en sert et de l'effort qu'il fait pour le maîtriser.

VDL2 (http://www.vdl2.biz) est une agence spécialisée dans les affaires et la communication sur Internet. Doyenne du domaine son équipe intégrée intervient de la définition du modèle d'affaires jusqu'à l'opération quotidienne du site en incluant la promotion, l'indexation et le développement technologique. Depuis près de dix ans, son expertise unique lui permet de participer aux nombreux succès commerciaux et de communication de ses clients parmi lesquels se trouvent VIA Rail, RDS, Le Devoir, TV5 et la Place des Arts.

Renseignements :
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Benoit S. Pilon
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